Elle revient au pas, au trot, au galop, elle revient.
Je crois bien que tu lui manquais, oui, c'est bien ça, tu lui manquais. Toi tu la croyais partie, tu avais beau apercevoir sa silhouette, tu y croyais, tu croyais qu'elle te tournerait le dos définitivement, qu'elle ne te regarderait plus jamais en face comme elle sait si bien le faire, comme elle t'a si bien toisée, qu'elle ne viendrait plus s'emparer de ton corps, de ton être, de tes sentiments.
À toi, elle ne manquait pourtant pas.
Elle revient au pas, au trot, au galop, elle revient.
Petite conne, grande salope, oui c'est elle, la revoilà, se pavanant comme je ne sais quoi. Elle marche pas à pas, te regardant fixement, t'analysant, t'intimidant, t'hypnotisant, t'envoûtant. Toi tu es là, ne sachant que faire, la tentation; oui, non? Tu ne sais pas, tu ne sais plus. L'as-tu déjà vraiment su?
Elle revient au pas, au trot, au galop, elle revient.
Elle te rie au nez, te regarde, te rie au nez, te regarde. Tu ne sais que faire, que dire, comment, pourquoi? Elle te respire, elle aime te sentir, te renifler, t'accaparer. Tu succombes, malgré toi, le désarroi est venu à toi. Serait-ce un des ses allié? Pourquoi pas...
Elle revient au pas, au trot, au galop, elle revient.
Elle est en toi, ou peut-être est-ce toi qui est en elle, je ne sais pas. Le résultat est le même. Elle a encore fait des dégâts, fait l'effet d'un ouragan, te piégeant. Tu es humiliée, tu as cédé, tu te sens faible, tu es faible, elle t'a fatiguée, elle t'a lassée.
Elle est revenue au pas, au trot, au galop, elle t'a vaincue.
Tu te dis que demain sera un autre jour, mais tu sais très bien qu'elle continuera à te hanter, elle reviendra, c'est sûr. En attendant, le mal être marche à tes côtés, encore un des ses putains d'allié?
Tu ne sais pas, ne sais plus. Tu es perdue. Elle t'a encore vaincue...