Cette vie fut d'abord celle d'un collégien, ado' prépubère, commençant à découvrir ce qu'est réellement la vie, à partir de ses dernières années de collège, c'est là qu'il a pris conscience de toutes ces choses, de tout ce que cette putain de vie pourrait lui faire endurer, il avait conscience de la chose mais pas assez pour l'éviter, non, pas assez, c'est sûre. Ô grand jamais il ne l'a évitée, il est tombé en plein dedans, c'est la seule chose de sûre dans sa misérable vie. Se croyant invincible, que rien ne pourrait l'atteindre, croyant être immunisé contre toutes ces choses.
Rendu au lycée, il a tout essayé: sexe, drogue, alcool, il aimait bien mais sans plus, il se rappelait encore ce que sa maman lui disait "Fais attention à toi mon chéri, fais attention!", c'est pour cela je crois, qu'il n'a jamais abusé de ces 3 choses, il n'en voyait pas l'utilité, c'était pour sortir du train train quotidien, celui qui s'était installé depuis ces dernières années, celui qui le lassait terriblement.
Il a bien connu l'amour, celui du lycée, celui d'étudiant à la fac, plusieurs déceptions bien entendu. Les études, il en détournait le regard depuis un petit moment. Il avait goût en plus rien, rien du tout. Adieu pilote de ligne, rêvé à la petite enfance, adieu vie d'aventure, adieu vie intéressante. Bonjour Monotonie!
Il a commencé par ne plus aller à la fac, puis à ne plus voir ses "amis", il restait cloué dans son appartement, seul, ses journées ressemblaient à : dodo, manger, télé, manger, toilettes, dodo... Il ruminait seul, chez lui. Il déprimait, seul chez lui.
La Dépression, ah oui, il en avait grandement entendu parlé: ses tantes, ses grands parents. Mais oui, elle revient rien que pour lui, chacun son tour. Ce fut la seule compagnie qu'il eut désormais, la seule, et elle, elle s'en contre fichait de "mieux vaut être seul que mal accompagné", tant qu'elle accompagnait...
Au jour d'aujourd'hui ce petit garçon qui est devenu grand, ne s'assoit plus pour contempler simplement ce qui l'entour, il s'assoit parce qu'il est fatigué, parce qu'il n'en peut plus de sa misérable vie, parce qu'il n'a plus de force pour la continuer.
Au jour d'aujourd'hui ce grand garçon n'est plus.


